Signe d'une plus grande sensibilité dans les cantons, et d'une plus grande sévérité, le nombre de retraits qui peuvent être prononcés à titre préventif est en nette augmentation depuis 2001 (voir graphique de gauche). La mesure peut être ordonnée sans qu'il y ait un jugement pénal. Pour la même raison, la présomption d'innocence n'entre pas en considération.

Même si on ne peut parler à chaque fois de chauffards, la statistique des accidents publiée par le Bureau de prévention des accidents (BPA) montre une courbe nettement descendante. Le nombre de personnes tuées dans un accident avec influence probable de la vitesse était de 505 en 1980, et le nombre de blessés graves de 4316. En 2007, on dénombrait encore 134 tués, et 1223 blessés graves. De même, le nombre de personnes tuées dans un accident avec influence probable de l'alcool a passé de 266 en 1980 à 55 en 2007, et le nombre de blessés graves de 2033 à 742.

Proportionnellement à la population, la Suisse comptait en 1980 192 tués pour un million de personnes, 83 en 2000 et 50 en 2006. En comparaison internationale, même si RoadCross souligne que la Suisse est un des pays qui a le moins de contrôles routiers, le pays se retrouve parmi les nations au plus bas taux.

En 2006, le nombre de tués par million d'habitants était de 62 en Allemagne, 77 en France, 97 en Italie. Les Pays-Bas avec 45 font le mieux. A l'autre extrémité, les routes sont le plus dangereuses en Grèce (149), aux Etats-Unis (142), en Pologne (138), en Slovénie (113) et en Hongrie (127).