Au printemps dernier, l'administration Bush avait envoyé un chèque de 300 à 600 dollars par ménage pour donner un coup de fouet à la consommation. La semaine dernière, le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a souhaité injecter une nouvelle somme de 150 milliards de dollars pour aider l'économie. Peu avant la fin de son premier mandat, le président Bush avait fait voter un paquet fiscal de 674 milliards de dollars sur dix ans pour arroser divers secteurs. Autant dire que les Américains sont des habitués des plans de relance.

Baisse d'impôts ou travaux publics

Les deux candidats à la Maison-Blanche, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama, sont tous deux partisans d'investissements massifs pour remettre l'économie américaine sur les rails. Le premier, comme l'actuelle administration Bush, privilégie des mesures fiscales, notamment la baisse d'impôts, pour augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs et des entreprises, créatrices d'emplois. Il voudrait également construire 45 centrales nucléaires d'ici à 2030.

Le candidat démocrate préfère des mesures keynésiennes, c'est-à-dire des investissements dans les infrastructures, la création d'emplois et la relance de la consommation. Sur son site internet, Barackobama.com, il promet de mettre des milliards dans le développement du rail et dans le transport en commun dans l'espoir de faire des économies d'énergie. Il entend aussi soutenir les familles dont les maisons sont menacées de saisie ainsi que les petites et moyennes entreprises. Le plan Obama prévoit la création de centres technologiques à travers le pays et fixe l'objectif de créer cinq millions d'emplois verts. L'ensemble du projet, estimé à 115 milliards de dollars, serait financé par les économies réalisées avec la fin de la guerre en Irak.