Le 6 septembre dernier, l'information était passée quasi inaperçue. Et pourtant, Google avait réussi, ce jour-là, un joli coup: placer son logo, en grand, sur le lanceur d'un satellite. Baptisé GeoEye-1, l'appareil, équipé de caméras sophistiquées, est depuis pleinement opérationnel. Mardi dernier, l'une de ses premières images, celle du campus d'une université en Californie, a été diffusée. La qualité du cliché est excellente: à 681 kilomètres en orbite au-dessus de la Terre, le satellite fournit des images d'une résolution de 43 centimètres. Le satellite n'appartient pas à Google, mais à une agence de sécurité du gouvernement américain. Mais Google a financé une partie des 500 millions de dollars que coûte GeoEye-1. Avec le droit d'être la seule firme à utiliser de façon commerciale ses clichés, mais avec une résolution maximale de 50 centimètres – c'est ce que lui impose le propriétaire du satellite. Voilà qui permettra d'améliorer ses services Maps et Earth, pour lesquels la meilleure résolution est aujourd'hui de 60 centimètres.Alors que Google vient de lancer la semaine passée des publicités textuelles dans son service Maps, voilà qui prouve sa détermination à rester le leader dans ce domaine. Et bien sûr, les internautes s'interrogent: faut-il davantage s'inquiéter que Google ait désormais accès à des images d'une telle précision… ou le gouvernement américain…?