Hier soir, deux jours après le Sénat, la Chambre des représentants américains a accepté à son tour le plan de sauvetage bancaire baptisé plan Paulson, du nom du chef du Trésor américain, Henry Paulson. Ce feu vert donne des moyens historiques - 700 milliards de dollars - au gouvernement américain pour venir en aide aux banques en difficulté aux Etats-Unis. Le plan doit permettre de remettre de l'ordre dans les marchés financiers totalement paralysés par une crise du crédit historique.

Le Temps publie dans ce numéro, en traduction française, une enquête inédite de nos confrères du International Herald Tribune. Ce document exceptionnel explique comment la crise a fait plonger Wall Street puis s'est propagée de New York aux plus grandes places financières de la planète. Il fait le récit d'une panique collective qui a démarré mercredi 17 septembre à l'aube. En quelques heures, les dirigeants américains ont décidé de mettre en œuvre de toute urgence un plan de renflouement du système financier américain, faute de quoi l'économie risquait de «disparaître», selon les termes du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke. Il aura fallu deux semaines pour que le parlement américain s'y rallie.