Innovation

Les 7 causes du «Temps» en 2018

Durant l’année de ses 20 ans, notre journal a décidé de s’engager pour sept causes. Bilan à la fin de cette opération par chacun des journalistes chargés d'un dossier

Une année particulière

Le Temps a fêté ses 20 ans en 2018 avec une volonté, celle de s’engager. Pas de grande fête dispendieuse avec petits fours et champagne: l’idée a été de soutenir des causes tout au long de l’année. Au nombre de sept, elles ont permis de repenser l’identité de notre titre: toujours «libéral et humaniste», Le Temps veut traduire ces valeurs dans un journalisme d’engagement. Sept fois dans l’année, notre une a changé pour rappeler que nous défendions une nouvelle cause. Sur le web, par nos évènements et dans notre pratique quotidienne, nous avons ancré cette approche.

Point central: il s’agit d’un engagement sincère et fruit d’une discussion interne nourrie, qui modifie jusqu’à notre manière de travailler. Nous ressentions le besoin de sortir d’un journalisme parfois distant et aux missions peu claires. Avec nos causes, nous espérons démontrer qu’une équipe travaillant selon les standards les plus rigoureux, un regard parfois critique, peut se mettre au service de projets de société et s’enthousiasmer autour de missions fortes.

En 2018, les membres de notre équipe sont montés sur scène pour ce qui constituait une première en Suisse, un spectacle de journalisme. Nous avons aussi délocalisé un quart de notre rédaction à San Francisco. Fruit de cette opération: un journal spécial pendant une semaine et des vidéos afin de montrer comment l’on vit là où la foi en la technologie dessine l’avenir. De manière critique ou enthousiaste, nos journalistes s’intéressaient à décrire comment la technologie peut se mettre au service de l’homme.

Nous nous sommes essayés à de nombreuses premières. Le lancement d’un podcast, «Brise Glace»; un premier documentaire vidéo en quatre épisodes; l’organisation d’une journée pour initier les enfants à nos causes ou un cours sur les fake news dans un gymnase. La plupart de ces approches vont être pérennisées. Les initiatives ont été innombrables et elles ont scellé un lien fort avec nos lecteurs. Cet engagement sera prolongé dans les prochaines années.

Le resserrement du lien entre Le Temps et ses lecteurs se traduit aussi en une réussite chiffrée: les audiences sont en hausse depuis trois ans pour notre titre. Le nombre d’abonnés numériques explose: +84% en une année. Le Temps ne se définit plus comme un simple journal en 2018. C’est un expert en journalisme qui peut s’exprimer sur le papier, par la vidéo, le son ou lors d’un évènement. L’équipe du Temps s’est donnée sans compter. Les «chefs de cause» – les journalistes qui ont pris en charge un de nos dossiers – se sont sentis portés et ont permis de penser la matière de manière décloisonnée. C’est ce qui sera au centre des grands enjeux qui nous attendent ces prochaines années. A problèmes complexes, les solutions ne peuvent être qu’interdisciplinaires et cette approche implique de faire travailler ensemble des corps de métiers autrefois séparés.

La qualité du Temps a été reconnue à de nombreuses occasions durant l’année. Une étude des Universités de Zurich et Fribourg nous place désormais au même niveau de qualité que la NZZ, notre cousin alémanique et modèle depuis la création du journal. Nous avons obtenu une quinzaine de prix en 2018, notamment 11 European Newspaper Awards, le Prix Suva du journalisme santé, le Prix Pathé 2018 pour trois de nos journalistes de la rubrique Culture ainsi qu’un prix remis au sein de notre maison d’édition, un Ringier Schweiz Award. Par ailleurs, plusieurs de nos journalistes ou chroniqueurs ont publié des livres cette année, d’Etienne Dubuis (Les naufragés, Ed. Karthala) à Chappatte (Le choc des ego, Ed. Globe Cartoon) en passant par Amanda Castillo (57 méditations pour réenchanter le monde du travail, Slatkine). Enfin, un de nos chefs d’édition est devenu docteur en littérature médiévale: tous les talents trouvent à s’exprimer au Temps!

Stéphane Benoit-Godet et Gaël Hurlimann


Cause 1: Journalisme

Nous n’imaginions pas au début de 2018 à quel point l’information serait au cœur de nos préoccupations de cette année. Quatre-vingts journalistes ont été tués pour avoir exercé leur métier, dont le Saoudien Jamal Khashoggi dans l’ambassade de son pays à Istanbul, et le Slovaque Jan Kuciak, du groupe Ringier Axel Springer; 348 sont actuellement en détention, dont deux correspondants de Reuters en Birmanie; et 60 sont otages, dont 59 au Moyen-Orient (Syrie, Irak et Yémen), selon les chiffres de Reporters sans frontières. Aux Etats-Unis, le président insulte des journalistes et les prive d’accréditation selon son bon vouloir, et en France, des journalistes sont harcelés et menacés sur les ronds-points des «gilets jaunes» comme sur les réseaux sociaux. Nous n’en sommes pas là en Suisse, mais les insinuations à l’encontre de certains journalistes accusés d’avoir outrepassé leur rôle, les menaces récurrentes de procès contre des médias trop curieux ou le verrouillage de services de communication lénifiants ne contribuent pas à fortifier un écosystème journalistique déjà très fragilisé par l’évolution des pratiques de lecture et le siphonnage de la publicité par les GAFA, et qui cette année encore a subi la disparition d’un titre romand, Le Matin.

Lire: tous nos articles de la Cause journalisme

Mais nous n’avons encore rien vu. L’importance de la manipulation des réseaux sociaux par des équipes russes aux Etats-Unis en 2016 et en Grande-Bretagne lors du vote sur le Brexit, l’arrivée de nouveaux médias chinois bien décidés à propager leur récit national, la profusion de fake news, l’incurie des fabricants d’algorithmes surpuissants et l’essor des discours de haine avec les populistes en embuscade montrent bien que la crise de «l’infox» est là pour durer.

Le Temps a toujours privilégié une information sincère et de qualité. Pour nos 20 ans nous avons écrit sur ce que vous nous avez demandé, lecteurs, nous avons partagé avec des élèves au gymnase des bonnes pratiques pour débusquer les fake news, nous avons lancé une bourse, questionné les modèles économiques, traqué les enjeux politiques. Nous réfléchissons à nos valeurs, à notre charte. Ce défi-là ne s’arrêtera pas au 31 décembre. Notre soutien à la cause du journalisme a commencé il y a vingt ans, et il ne faiblira pas.

Catherine Frammery


Cause 2: Plaidoyer pour l’égalité

L’égalité homme-femme est un thème du quotidien. Qu’il s’agisse de discriminations salariales, de manque d’opportunités politiques ou économiques, de harcèlement, de violences, il reste encore du travail pour que les habitants de ce pays partagent une même réalité et les mêmes chances.

Mais, en 2018, Le Temps a décidé de consacrer un mois particulier à cette cause. Non pas pour chroniquer ces difficultés, mais pour montrer que des solutions existent et qu’une autre réalité est possible. En s’inspirant, par exemple, de ce qui fonctionne ailleurs dans le laboratoire de l’égalité islandais, champion du monde dans ce domaine. Mais aussi en cherchant les modèles là où on les imagine le moins, chez les tribus matrilinéaires en Inde ou dans l’enseignement de la masculinité positive au Rwanda.

Chez nous aussi, les exemples à suivre existent. Qu’il s’agisse de personnes qui s’engagent en politique, dans la société civile, au sein de leur entreprise pour faire avancer l’égalité. Des femmes, mais aussi des hommes, comme ceux qui ont décidé de faire des métiers apparaissant comme l’apanage de l’autre sexe et aident ainsi à déconstruire des clichés.

Vous aussi, lecteurs, vous avez apporté votre contribution à cette cause, en nous répondant à notre grand sondage. L’avalanche de messages que nous avons reçue est allée bien au-delà de nos espérances, à la fois dans le nombre et la qualité des propositions.

Cette cause a aussi été l’occasion de ne pas seulement raconter mais de contribuer à trouver des solutions, de remettre un prix de l’entrepreneure, de réunir des lectrices autour d’une avocate spécialisée dans le droit des femmes, de réunir des spécialistes le temps d’une après-midi pour réfléchir à des moyens de lutter contre le harcèlement.

Enfin, nous avons aussi pu faire notre autocritique, réfléchir à la façon dont l’égalité se matérialise dans nos pages par les personnes citées, en photo, ou qui signent les articles. Tout cela va continuer en 2019, parce que cette cause continuera de compter, que d’autres personnalités et solutions émergeront. Jusqu’à ce que l’égalité soit une réalité.

Mathilde Farine


Cause 3: Écologie

S’engager en faveur de l’écologie, nous le faisons déjà (presque) tous à titre individuel, en triant nos déchets ou en réduisant nos déplacements en avion. Mais qu’est-ce que cela signifie à l’échelle d’un journal? C’est la question que nous nous sommes posée à l’occasion des 20 ans du Temps. La première réponse nous a paru évidente: avant tout, notre rôle est d’informer du mieux possible nos lecteurs sur les problématiques environnementales. Changements climatiques, pollutions, disparition d’espèces, destruction des milieux sensibles… nous nous efforçons – en cette année anniversaire mais pas seulement – de documenter ces menaces et les solutions pour y faire face. Et cela, en variant les modes de narration entre articles, vidéos et nouveaux formats interactifs, afin de rendre plus attirante une matière parfois perçue comme aride.

Et puisqu’il est bon de mettre en pratique ce que l’on professe, Le Temps a pris ces derniers mois ses propres mesures «vertes». Notre partenaire la Coopérative romande de sensibilisation à la gestion des déchets (Cosedec) a effectué un audit au sein de l’entreprise et nous a proposé de renoncer à notre fontaine à eau très énergivore et de remplacer les gobelets en carton et verres en plastique par une vaisselle durable. Un tout petit pas pour la nature… qui a déjà demandé une bonne dose d’adaptation à certains collaborateurs! La réflexion porte désormais sur la promotion d’emballages réutilisables pour les plats à emporter consommés à la pause de midi. D’autres actions comme la réduction de l’empreinte énergétique de la newsroom sont en discussion.

La cause Ecologie du Temps s’est aussi incarnée dans un potager urbain, soit une série de bacs installés sur notre toit-terrasse pour y faire pousser tomates, salades, courges et autres physalis. Force est de constater que la récolte n’a pas été à la hauteur de nos attentes, sans doute en raison de la météo sèche et caniculaire de l’été. Mais le vrai objectif de ce projet a bien été atteint: nous questionner et questionner nos lecteurs sur notre approvisionnement alimentaire et sur le type d’agriculture que nous voulons pour l’avenir.

Pascaline Minet


Cause 4: Créativité suisse

Notre pays est un vivier de talents. Aujourd’hui plus que jamais, les idées fusent, les projets fleurissent, les succès se multiplient en Suisse. Pourtant, force est de constater que nos artistes et créateurs se font encore souvent trop discrets. La faute à cette modestie typiquement helvétique?

Quoi qu’il en soit, Le Temps, qui a toujours suivi ceux qui font bouger les lignes, a profité de cet anniversaire pour défendre encore plus ardemment les esprits vifs dans leurs domaines respectifs, de la littérature aux arts plastiques, de la scène à la musique en passant par le cinéma, la mode et les nouvelles technologies.

Tout l’été, nous vous avons donc invités à la rencontre de ces virtuoses à travers des portraits et reportages dans nos pages, des visites mais aussi des évènements à l’intérieur même de nos locaux. C’est ainsi que les lecteurs ont pu écouter les remix analogiques du musicien veveysan Flammkuch, encourager les premiers pas d’une équipe de jeunes humoristes ou encore assister à une performance de Yann Marussich. Le Temps s’est même fait source d’inspiration pour cinéastes en herbe, puisque cinq étudiants de l’ECAL ont réalisé des courts métrages sur et dans notre rédaction.

Une ode à la créativité qui s’est conclue au Forum Imagine, organisé en collaboration avec la HEAD début décembre, où un panel d’invités a débattu des piliers ou encore du financement de l’innovation suisse. Mais à l’image du flot intarissable qu’est la créativité, nous continuerons, dans les années à venir, à suivre avec attention les talents émergents et les visionnaires de nos régions.

Virginie Nussbaum


Cause 5: Économie inclusive

Il y a d’abord eu le choix du nom, parfois compliqué à défendre. Car un brin polémique. L’économie inclusive, c’est quoi? Lorsque Le Temps a décidé d’empoigner cette problématique dans le cadre de l’une de ses causes défendues durant l’année de ses 20 ans, il a fallu réfléchir soigneusement à la façon de l’aborder, de mettre en lumière ces idées et ces modèles novateurs tout en faisant le tri entre sincérité et greenwashing.

Une entreprise qui s’engage à respecter l’égalité salariale entre les genres. Une société de gestion financière qui exclut d’investir dans les énergies fossiles. Une PME qui veut démocratiser les panneaux solaires en les rendant plus esthétiques. Un agriculteur qui court-circuite les intermédiaires pour s’adresser directement aux consommateurs. Une coopérative qui promeut l’habitat collectif dans une Genève saturée… Nous avons traité des dizaines de sujets, découvert plusieurs dizaines d’initiatives. Nous avons aussi organisé un Repair Café et remis pour la première fois notre Prix SUD, pour start-up durable. Et reçu encore davantage de sollicitations, nous invitant à poursuivre la défense de cette cause.

On pourrait considérer cette vague «durable» comme de l’opportunisme marketing. Parce que les enjeux environnementaux, éthiques ou égalitaires sont devenus tellement inévitables qu’ils font vendre. Mais l’on pourrait aussi se féliciter du nombre et de la diversité des projets qui, un peu, beaucoup ou totalement, ont pour objectif d’œuvrer pour une économie et une finance plus responsables et plus conscientes des conséquences de leurs actes. On pourrait alors réaliser que l’on est en train de vivre un moment de bascule historique. Et se réjouir que demain, les modèles d’affaires de toutes les entreprises soient pensés différemment.

Lorsque cette nouvelle ère sera arrivée, plus personne n’aura à débattre de la pertinence du terme «économie inclusive». Ce sera l’économie tout court.

Servan Peca et Valère Gogniat


Cause 6: La technologie au service de l’homme

Devenons-nous de plus en plus asservis à des technologies qui cherchent à nous manger notre temps? Ou les technologies nous permettent-elles, au contraire, de nous libérer de tâches fastidieuses pour mieux vivre? Ce sont autour de ces interrogations fondamentales que Le Temps a voulu, durant un mois, interroger notre rapport à l’innovation. Du smartphone aux réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle qui se glisse partout aux voitures autonomes, l’univers de la technologie est en phase d’expansion phénoménale et nous avons voulu prendre le temps d’y réfléchir.

Nous avons aussi voulu nous rapprocher des laboratoires où naît l’innovation qui sera sur nos écrans demain, en nous immergeant douze jours durant à San Francisco. Au total, 16 journalistes, vidéastes, photographe et dessinateur ont décrit, durant six éditions spéciales, les changements qui se préparent dans la Silicon Valley. En élargissant le prisme, puisque nous nous sommes intéressés tant aux bouleversements technologiques que sociétaux, environnementaux que scientifiques. Avec un point de vue souvent critique, en faisant part des questionnements éthiques qui commencent à traverser la Silicon Valley. Mais aussi en s’interrogeant sur la société de classes que crée en partie la technologie à San Francisco, où les salaires des géants de la tech font exploser les loyers et jette les plus fragiles dans les rues.

Un mois en 2018. Et ce n’est qu’un début. En 2019, nous voulons continuer à questionner la technologie et ses concepteurs. Ne pas s’ébahir devant toutes les innovations, mais interroger leur sens et surtout leur utilité. Nous voulons aussi continuer à explorer des domaines qui nous tiennent à cœur: les ravages d’une obsolescence programmée toujours plus insidieuse, les défis de l’intelligence artificielle, le pouvoir des assistants personnels numériques… Autant de thématiques passionnantes que nous voulons explorer ces prochains mois, avec passion et engagement.

Anouch Seydtaghia


Cause 7: La Suisse, laboratoire politique

Lancer une initiative populaire pour marquer les 20 ans de notre journal? Mettre la main à la pâte d’un exercice démocratique si helvétique: la tentation est toujours un peu là chez ceux et celles qui ont choisi pour métier de raconter, décrypter, révéler la politique et de contribuer à former l’opinion sur les affaires publiques. Cela nous aurait permis, conformément à la mission anniversaire, de défendre une cause à laquelle nous tenions.

On y a pensé, un instant, avant d’écarter ce mélange des genres qui n’aurait pas manqué de diviser notre rédaction et nos lecteurs. Pour les 30 ans du Temps peut-être! Le système politique suisse, pour l’essentiel, fonctionne. Mais il marque des signes d’essoufflement, est remis en question de diverses manières. Côté démocratie représentative, la responsabilité des partis est fortement engagée dans les difficultés du pays à faire aboutir ses grandes réformes, qu’il s’agisse des retraites, de la santé, de l’agriculture, des relations avec nos voisins européens. Côté démocratie directe, l’irruption des outils numériques modifie les règles du jeu. Ce sont ces défis de l’innovation et de sa maîtrise que nous avons choisi de mettre en avant durant l’automne au nom du laboratoire politique que la Suisse doit plus que jamais être.

Cet exercice, nous l’avons voulu en bonne partie en interaction avec nos lecteurs. Ceux-ci ont eu l’occasion de rencontrer le conseiller fédéral Ignazio Cassis pour un échange privilégié par sa liberté de ton. Le Temps est aussi allé à la rencontre de son public, en organisant plusieurs échanges entre des jeunes en formation et des politiciens pouvant donner envie de faire de la politique. Sur notre site internet, un brainstorming sur les rouages de la politique suisse et les moyens d’y mettre de l’huile a suscité une participation abondante et de qualité. Il en ressort, entre autres, que la classe politique est perçue comme insuffisamment représentative de la population. Ces «expériences de terrain» sont très précieuses pour nous également. Le Temps se réjouit de leur donner une suite en 2019, année des élections fédérales.

Yelmarc Roulet


Ouverture et innovation, les deux axes d’un nouveau journalisme

Dans notre engagement pour le journalisme, nous avions promis de mettre l’innovation au service de la qualité et d’ouvrir la rédaction. C’est un pas que nous avons effectué avec le plus grand bonheur. Si le journal a rendu accessible son briefing il y a bien longtemps, nous avons poursuivi dans cette voie avec d’autres expériences. Nous avons ainsi rédigé des articles à la suite de suggestions de lecteurs et collecté leurs avis sur ce qu’il faudrait changer dans la politique suisse.

Vous avez pu rencontrer nos journalistes de retour de reportages mais aussi profiter d’une visite à la rédaction d’un conseiller fédéral pour échanger avec lui et 80 autres abonnés. Nous avons organisé en 2018 et dans nos locaux des conférences sur des thèmes aussi différents que les risques de harcèlement au travail, la créativité ou la manière d’entretenir un jardin potager. Le Temps organise aussi des rendez-vous de grande ampleur qui réunissent de 200 à 1000 personnes comme Forward – sur la digitalisation des PME –, Imagine – sur la créativité – et bien sûr le Forum des 100 qui fêtera sa quinzième année en 2019. Les concerts auxquels nous vous convions nous servent à partager un coup de cœur pour un artiste en pleine ascension. Nous en avons organisé une bonne dizaine et comptons continuer, avec le soutien de plus en plus affirmé des festivals romands.

Dans le domaine des nouvelles narrations, notre podcast «Brise Glace» est la grande nouveauté 2018. Comment partager un instant d’émotion? Comment rendre avec fidélité un témoignage sincère et fort? Une discussion sur le fil, d’une demi-heure, autour d’une question tabou. Nous préparons, pour 2019, trois autres formats audio.

Notre équipe vidéo a également innové sur plusieurs plans. En s’essayant notamment au documentaire: quatre épisodes d’environ 5 minutes, pensés pour le numérique, durant lesquels l’on suit la rencontre forte entre trois stars du hip-hop romand, l’équipe de Colors et un orchestre africain, le Gangbé Brass Band.

La plateforme de blogs du journal a continué à s’étoffer avec désormais 140 participants. L’une de nos contributrices, Isolda Agazzi, a même gagné le Prix Bouvier pour son blog «Lignes d’horizon». En accord avec nos causes, nous avons désormais atteint la parité et comptons autant de contributrices que de contributeurs.

SBG et GH

Publicité