Léon et Olvido sont jumeaux. Léon est trisomique et, depuis la mort de leurs parents, Olvido se retrouve seule pour s'occuper de lui. D'un petit boulot à l'autre, elle se lasse de ce frère encombrant et cherche à s'en débarrasser. Petit, tout petit film laborieux, Léon et Olvido doit sa sortie romande à une triomphale tournée des festivals en 2004: Prix spécial du Jury au Festival de Malaga, ainsi que le Prix du Public au Festival d'Athènes, il a également permis à sa comédienne et à son réalisateur d'être couronné. Marta Larralde a ainsi été primée à Karlovy Vary, Toulouse et Tallin, Xavier Bermúdez étant, lui, récompensé à Karlovy Vary, Ourense et Toulouse.

Sur le fond pourtant, le film ne fonctionne guère que comme un chantage aux sentiments du type du Huitième Jour du Belge Jaco Van Dormael. Le jeune Guillem Jimenez, qui incarne Léon, fut le premier élève trisomique espagnol à suivre des études de commerce dans un institut d'enseignement supérieur. Or, le film, arrêté sur des stéréotypes, ne rend absolument pas hommage à sa singularité. Ni par le récit, répétitif, ni par la mise en scène, paresseuse.

Leon et Olvido (Leon y Olvido), de Xavier Bermúdez (Espagne 2004), avec Marta Larralde, Guillem Jimenez.