Musique

Les acrobaties pop d’Aldous Harding

L’énigmatique artiste néo-zélandaise passe jeudi par Onex, dans le cadre du festival Les Créatives, après un premier passage romand cet été à l’occasion du Festival de la Cité

Elle n’est pas simple à déchiffrer, Aldous Harding. Et on le comprend au tout premier coup d’œil devant un visage d’une singularité exceptionnelle, mélange de traits en mouvement perpétuel, parfois d’une dureté flippante, parfois d’une sensualité imparable. Elle parle, elle réfléchit en même temps, hésite en permanence, et le temps semble suspendu entre patience et malaise. Comment peut-elle enchaîner des regards aussi doux, interrogatifs et inquisiteurs à une telle vitesse?

Sans doute parce qu’elle n’aime pas les interviews, les confidences, ni les projections dans le passé ou le futur. Elle n’a jamais lâché grand-chose au fil de ses rencontres avec la presse depuis 2015, date de son premier album, en dehors d’une enfance passée dans un village avec des parents musiciens. Une histoire sans histoire, officiellement.