Regretter le doux temps de l’enfance est un mal fort répandu. En retrouver l’essence et l’exprimer avec délicatesse est un art précieux, donc rare. Hélène Becquelin maîtrise ce pouvoir d’invocation. De la pointe de son Fixpencil 05, dans un style qu’elle situe «entre Petzi et Loustal», elle fixe avec légèreté tous ces moments perdus dans l’enchantement. La dessinatrice lausannoise, qui a commencé son travail de mémoire après le décès de son grand frère Philippe, alias Mix & Remix, publie le deuxième tome d’Adieu les enfants.

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