Planté à deux pas des puces de Saint-Ouen, au troisième étage d’un immeuble défraîchi, son atelier, orienté plein sud, est presque vide. Son contenu s’est envolé fin juillet à destination de Shanghai où ses œuvres sont exposées jusqu’au 29 octobre. Restent quelques huiles et dessins dont une saisissante petite toile posée sur le parquet. Un éclair ramifié d’un blanc éclatant strie le ciel bleu chargé de lourds et sombres nuages. Au-dessous, un silo à grains dressé à l’extrémité d’un champ jaune tournesol sur lequel s’abat une pluie drue. Dans l’angle droit de la toile, trois silhouettes fuyantes tentent de se protéger des intempéries en s’abritant sous de frêles parapluies.