Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Amedeo Modigliani reste un artiste prisé (ici, vente du «Nu couché» à New York en 2015), mais aussi fréquemment copié.
© Timothy A. Clary / AFP Photo

Beaux-arts

Affaire Modigliani: contrefaçons confirmées

Une expertise juge «grossièrement fausses» vingt toiles récemment exposées à Gênes par le responsable des Services culturels de la Ville de Locarno

De faux Modigliani, «grossièrement faux». C’est ce que révèle l’expertise remise au parquet de Gênes par Isabella Quattrocchi, selon l’agence de presse italienne Ansa. Vingt des 21 œuvres séquestrées (sur une cinquantaine) durant l’exposition dédiée au peintre Amedeo Modigliani au Palais ducal de Gênes entre mars et juillet 2017 sont considérées comme «grossièrement fausses, tant au niveau du trait que du pigment».

Une mauvaise nouvelle pour Rudy Chiappini, commissaire de l’événement et responsable des Services culturels de la Ville de Locarno, mis en examen en Italie pour «faux, recel et escroquerie». Contacté par Le Temps, l’ancien directeur du Musée d’art moderne de Lugano se dit cependant serein, estimant que les résultats de l’expertise ne changent rien en ce qui le concerne.

Lire aussi: L’affaire des faux Modigliani se politise au Tessin

Exposition interrompue plus tôt que prévu

«Je demeure convaincu de l’authenticité de ces œuvres, par ailleurs exposées dans les endroits les plus prestigieux par le passé. Dans le cas où l’expertise serait reconnue valable, il faudrait remonter à la source pour découvrir qui, en premier lieu, les a attribuées à Modigliani et les a exposées», se défend-il. Jusqu’à présent, la Ville de Locarno a publiquement soutenu Rudy Chiappini. «L’exécutif s’exprimera éventuellement, après avoir entendu Rudy Chiappini la semaine prochaine», indique Giuseppe Cotti, directeur du Département de la culture.

L’exposition du Palais ducal de Gênes avait été interrompue plus tôt que prévu, à la suite des accusations de contrefaçon du collectionneur italien Carlo Pepi et de l’historien de l’art français Marc Restellini. En Italie, le président de MondoMostre Skira, Massimo Vitta Zelman, et le marchand d’art Joseph Guttmann, propriétaire de plusieurs des tableaux «grossièrement faux», sont également sous enquête. L’affaire pourrait s’avérer l’une des plus grandes escroqueries de l’histoire récente de l’art, les œuvres de l’artiste livournais étant évaluées à plusieurs dizaines de millions de dollars.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo culture

Le performeur Yann Marussich se fait imprimer Le Temps sur le corps

Un soir à la rédaction du Temps. La salle de réunion est transformée en labo photo géant éclairé de rouge. Au milieu de la pièce, l'artiste Yann Marussich, rendu photosensible. Sur son corps nu se développent des titres du «Temps». 60 spectateurs assistent à l'expérience qui dure 45 minutes.

Le performeur Yann Marussich se fait imprimer Le Temps sur le corps

n/a
© Arnaud Mathier/Le Temps