Lyrique

«Aïda» étourdit Genève

Au Grand Théâtre, l’opéra de Verdi offre du spectaculaire et du luxe, dans une mise en scène hiératique, un visuel surabondant et une avalanche de décibels

Aïda, c’est connu, n’est pas un ouvrage discret. Depuis sa création en 1871 au Caire, l’opéra de Verdi rassemble des foules immenses dans des lieux souvent gigantesques. La plus populaire des œuvres du compositeur italien requiert de l’espace et des forces.

Ce péplum lyrique, qui relate l’histoire d’amour tragique entre l’esclave-princesse éthiopienne Aïda et le chef des armées égyptiennes Radamès, autorise les débordements les plus pharaoniques. On y vient pour sa démesure autant que pour sa musique.