Les grands-pères sont des passeurs merveilleux. Celui d’Aladin Borioli lui a transmis le goût des abeilles. Dans la campagne neuchâteloise, le gamin accompagnait son aïeul au pied des ruches. C’est là qu’il a appris les gestes, la patience, l’observation. Quelques années plus tard, les insectes rayés sont devenus sa matière première. Il leur a consacré un bachelor à l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) et un master en anthropologie visuelle à Berlin. Son grand projet, Apian, vise à décortiquer et à mettre en scène les imbrications multiples de la relation entre les humains et les abeilles. A Vevey et dans un joli petit livre jaune, Aladin Borioli raconte une histoire fragmentaire et passionnante des ruches.