L’appareil photographique est une machine à regarder. Certains, comme le smartphone, sont voyeurs, tricheurs et insatiables. D’autres, par nécessité, sont attentifs, patients, ou même philosophes, comme la chambre photographique. Leo Fabrizio travaille à la chambre, et cette technique du regard, lente et analytique, semble prolonger, voire démultiplier son goût pour la quête de sens. Ses images s’en trouvent augmentées d’une compréhension pour leur sujet qui dépasse les seuls aspects formels.