Né en France, Farid vit en France, étudie en France et nourrit des projets d’avenir avec sa fiancée française. Son père lui demande de faire un saut en Algérie pour régler un problème: la maison qu’il a fait bâtir dans son village natal est menacée de destruction. Farid part à contrecœur découvrir la terre de ses ancêtres.

Au lendemain d’une fameuse nouba, méchante gueule de bois: le jovial cousin (Jamel Debbouze) s’est envolé vers la France avec les papiers de Farid. Commence pour l’infortuné un parcours kafkaïen entre l’administration algérienne et le consulat français. Désespéré, il décide de rentrer clandestinement dans son pays.

Les charmes du bled

Sur le thème brûlant des flux migratoires, Né quelque part se présente comme un film hybride, moitié comédie, moitié tragédie, moitié conte arabe, moitié fait divers. Farid découvre la simplicité joyeuse et l’hospitalité légendaire des habitants du bled, où la bonne humeur supplée aux difficultés économiques («L’Algérie est un pays riche mais sans argent»). C’est sans surprise que Farid s’éprend de ce mode de vie plus authentique. La seconde partie documente la peur, le danger et la violence de l’immigration clandestine. La morale marmonne quelques banalités sur le bien et le mal.

Né en 1972 à Bondy, agrégé d’économie, Mohamed Hamidi a présidé l’association Alter-Egaux, qui aide les jeunes issus des quartiers populaires, et le Bondy Blog. Ami de Jamel Debbouze, il participe à la direction artistique des spectacles du comique. Né quelque part marque ses débuts dans le cinéma.

VV Né quelque part, de Mohamed Hamidi (France/Algérie, 2013), avec Tewfik Jallab, Jamel Debbouze. 1h27.