C.F. Ramuz

«Aline»

Un drame paysan très simple et cruel jugé amoral à sa parution

Le premier roman de Ramuz est aussi un des plus connus, des plus étudiés en classe. Un drame paysan très simple et cruel. La toute jeune Aline vit avec sa mère, la vieille Henriette, une vie sans joie, dans le dénuement. Elle a une liaison avec le fils de riches paysans. Quand elle est enceinte, il la laisse tomber, et tout le village avec lui. Elle accouche d’un enfant souffreteux qu’elle finit par étouffer avant de se pendre aux branches d’un pommier. Sa mère, qui l’a élevée seule, perd la raison. Le garçon se marie, il a un enfant. Une version antérieure montre la vengeance d’Henriette qui met le feu à la grange des parents de Julien. Dans la version imprimée, elle ne fait qu’invectiver la noce avant de sombrer dans le mutisme. Le critique Philippe Godet a reproché à Ramuz cette histoire de riches et de pauvres, totalement amorale et désespérée.

L’édition posthume de 1953 chez Mermod, avec les dessins du peintre Auberjonois, a fait beaucoup pour populariser le roman. En 1966, François Weyergans en a tiré un film expérimental étonnant.

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