1886 Naissance d’Aloïse Blanche Corbaz à Lausanne. Le père est employé des postes et la mère d’origine paysanne. Aloïse obtiendra le certificat d’études secondaires et suivra des cours de chant

1911 La jeune femme entretient une liaison avec un prêtre défroqué français. Furieuse, la sœur aînée organise son départ pour l’Allemagne, où elle est placée comme gouvernante d’enfants

1912 Aloïse rencontre le chapelain de l’empereur Guillaume II qui l’engage comme gouvernante de ses filles, à la cour de Potsdam. Elle est libre de se promener dans le parc de Sans-Souci et elle chante Händel à la chapelle…

1913 Retour en Suisse, sans doute suite à des signes d’égarement. Aloïse professe des idées antimilitaristes, compose des textes religieux, écrit aux délinquants

1918 Aloïse Corbaz est internée à l’Hôpital psychiatrique universitaire de Cery, à Prilly. Dans une lettre à son père, elle exprime son désarroi

1920 Transfert à l’asile de La Rosière à Gimel, rattaché à l’Hôpital de Cery. Aloïse offre ses services pour repasser et raccommoder les tabliers des infirmières et le lingede maison. L’après-midi, elle écritet surtout dessine.

Le professeur Hans Steck est le premier à s’intéresser au travail d’Aloïse. Il lui fournit du matériel, conserve ses dessins, en parle àses étudiants, dont Jacqueline Forel

1946 Jacqueline Porret-Forelsignale à Jean Dubuffet l’œuvre d’Aloïse

1964 Aloïse Corbaz meurt le 5 avril, après avoir réalisé une dernière série de dessins couleur L. C.