Le repos, ces gens ne connaissent pas. Pas plus, à bien y regarder, que la demi-mesure. En publiant leur troisième album en trois ans, et affichant déjà au compteur au moins autant de tournées mondiales, Altin Gün («Age d’or» en turc) creuse un filon dont il demeure, à ce jour, le principal champion: visiter à grands coups de groove et d’emprunts pop-space-disco le rock anatolien des années 1960 et 1970. Une scène underground aux lubies longtemps ignorées en Europe, dont la «nouvelle Turquie» d’Erdogan voudrait ne plus se souvenir, et que les Amstellodamois célèbrent partout, mocassins aux pieds et riffs cools au menton.