Marie-Claude Jequier, la «Madame culture» lausannoise, jubile: «Je suis très fière! Je suis convaincue que ce guide sera un grand plus pour la ville.» Il faut dire que c'est elle qui a été la cheville ouvrière du projet. «Depuis longtemps, j'enrageais en me disant qu'il n'existait aucun vrai guide de Lausanne. Cette ville est d'une telle richesse, et tellement méconnue, même par ses habitants! J'ai donc décidé, un jour, de demander aux Guides Gallimard s'ils étaient intéressés.» Philippe Rossat a réfléchi, est venu voir… et a dit oui.

Pour Marie-Claude Jequier, amoureuse de sa ville, l'enjeu est de mieux montrer Lausanne dans son ensemble, avec son histoire, son architecture, son épaisseur urbaine. «Il faut que les congressistes qui viennent à Lausanne comprennent qu'ils peuvent emmener leur famille et rester avec plaisir deux ou trois jours de plus…» Quant au syndic Jean-Jacques Schilt, il faisait observer hier qu'un tel guide ne peut que stimuler le développement du tourisme à Lausanne, actuellement en reprise avec plus de 800 000 nuitées par an.

Les intérêts de la culture et du tourisme sont unanimement reconnus comme convergents. Mais ce n'est tout de même pas un hasard si la démarche qui va aboutir à la réalisation d'un volume sur Lausanne dans la belle collection de l'éditeur français est partie du Service des affaires culturelles de la Ville. Grâce à l'engagement de sa responsable, soutenue par une volonté politique affirmée, la culture est devenue, depuis plus d'une décennie, non seulement l'un des atouts de la capitale vaudoise, mais également une sorte d'exemple de référence pour l'accroissement global de son rayonnement.

Dans une récente étude sur la politique culturelle extérieure des villes suisses, le modèle lausannois est défini comme «exubérant». C'est aussi quelque chose de l'ordre de l'exubérance qui a permis à Lausanne d'emporter le morceau sur le terrain de l'édition touristique française.