Il est arrivé en septembre à Genève pour combler une longue vacance à la direction du Centre d’art contemporain (CAC). Et déjà, Andrea Bellini, débarqué du Castello di Rivoli, Musée d’art contemporain turinois, a imposé son style, mélange de décontraction et d’assurance à l’italienne, dans le paysage genevois. Foin des pesantes querelles locales, il parle avec tous – et tous étaient là au vernissage d’Hotel Abisso –, souhaite agir solidairement avec son milieu, notamment avec la demande de travaux du Mamco.

Une Biennale en 2014

En même temps, il ne se montre lui-même pas trop exigeant avec le politique, venu d’un pays où l’art ne trouve plus guère d’appui de ce côté-là. «Je demande juste un vitrage pour protéger le comptoir d’accueil et son occupant, au rez-de-chaussée», précise-t-il.

Il préfère parler contenus, expliquant que son programme est bouclé jusqu’en 2016, parce qu’il faut laisser le temps aux artistes de préparer les expositions. Il parle aussi volontiers de sa reprise de la Biennale de l’image en mouvement, en 2014. Le CAC a hérité de cet événement, et du budget inhérent, à la mort du Centre pour l’image contemporaine, en 2009, mais il n’a, jusqu’à présent, réussi que très modestement à assumer cette charge.

Déjà, le Cinéma Dynamo, une salle de 30 places, modeste mais confortable, a été inauguré au 4e étage. Le matin, collégiens et étudiants y suivent des cours d’histoire de l’art vidéo et du cinéma. Et dès l’après-midi, on peut y profiter gratuitement d’une programmation originale: jusqu’à fin mai, essentiellement des films du Britannique Ben Rivers et de l’Américain Ben Russell.