Il y a Saint-Barth, Monaco, Gstaad, et puis l’aérodrome privé de Saanen. La piste est trop étroite pour que Larry Gagosian, self-made-man ayant commencé sa carrière en vendant des posters dans les rues de Los Angeles, puisse y atterrir avec son avion privé. Il faudra déposer le jet à Bâle et prendre l’hélicoptère. «Monsieur Gagosian n’arrivera que demain», annonce sa galerie à Andreas Gursky.

Venu la veille en voiture depuis Saint-Moritz, Gursky se balade dans l’aérodrome de Saanen en tenue décontractée, chaussures jaune fluo aux pieds. «Avez-vous vu cette image?» A gauche de la porte d’entrée se niche un petit format intitulé Tour de France II. Il rigole. «Je trouve qu’elle est bien installée ici. C’est l’année du départ du Tour depuis Düsseldorf.»