Un théâtre qui ne fait pas tourner ses productions dépérit. Aujourd’hui encore, cette logique s’impose. Mathieu Bertholet et Anne Bisang estiment, eux, que ce modèle a vécu, qu’il faut jouer plus longtemps les spectacles sur place, pour une communauté de spectateurs plus impliqués. Bref, ils prônent une pratique locale, à contre-courant du discours dominant. Alors que l’édifice économico-culturel tangue sous le choc de la pandémie, le patron du Poche à Genève et la directrice artistique du Théâtre populaire romand (TPR) à La Chaux-de-Fonds affichent leur convergence de vues et leur amitié fraternelle.