L’actrice Annie Girardot, figure du cinéma français des années 1970-1980, est décédée lundi à l’Hôpital Lariboisière à Paris, à l’âge de 79 ans, a annoncé à l’AFP sa petite-fille. Elle souffrait depuis longtemps de la maladie d’Alzheimer. «Elle est partie paisiblement. Maman et moi étions à ses côtés», a déclaré sa petite-fille, Lola Vogel.

L’actrice avait révélé sa maladie au public par sa famille en 2006. Elle était devenue un symbole du difficile combat contre l’Alzheimer, après avoir accepté de se faire filmer pour le documentaire «Ainsi va la vie», de Nicolas Baulieu.

Née le 25 octobre 1931 à Paris, elle avait fait ses débuts au cinéma avec «Treize à table» d’André Hunebelle, en 1955. Après quelques films commerciaux, «Rocco et ses frères» de Visconti (1960) avait lancé véritablement sa carrière au cinéma. Jouant beaucoup, alternant grands rôles et films médiocres, elle s’est illustrée notamment dans «Le mari de la femme à barbe» (1963), «Dillinger est mort» (1969) de Marco Ferreri, «Vivre pour vivre» de Claude Lelouch (1967) ou encore «Mourir d’aimer» d’André Cayatte (1971).

Elle avait épousé avant de s’en séparer l’acteur italien Renato Salvatori (décédé en mars 1988), le père de sa fille Giulia.