La minisérie Antidisturbios, montrée ces temps par Canal+ après Polar+, commence par une scène étonnante. Laia, dont on apprendra qu’elle est policière, affectée aux affaires internes, joue au Pictionary avec ses parents et son frère. Elle accuse soudain son père d’avoir triché. Elle n’en démord pas, elle part un peu en vrille, dans une obstination avivée par les dénégations du paternel.

Au fil des six épisodes, cette mécanique émotionnelle, un accroc dans les interactions qui prend une importance démesurée, structure de nombreuses scènes de la série. On peut gloser sur le caractère latin des personnages de cette création espagnole, mais c’est surtout un calcul. Une manière de pousser les protagonistes dans leurs retranchements, les mettre en scène lorsqu’ils estiment atteindre leurs limites.