Comme un ouragan en sourdine. Genève aura connu ce souffle jusqu’à dimanche à l’insu d’une grande partie de sa population: une 11e édition du festival Antigel clandestine qui aura répandu son charme poético-électronique sur tout le canton.

Vous n’avez rien vu venir? Rien entendu? Il fallait tendre l’oreille. Quelque 183 représentations ont bien eu lieu, souligne Thuy-San Dinh, codirectrice du rendez-vous. Des concerts en streaming, à partir de la plateforme d’Antigel, des homélies rocks dans des églises avec le musicien Rodolphe Burger ou l’auteur Fabrice Melquiot, des soli pour un élu, des échappées timbrées à la tombée du jour. Le tout dans le respect des règles sanitaires et avec l’accord des autorités cantonales.