Il n'y a pas si longtemps, l'apprentissage de la géographie se résumait à mémoriser des frontières politiques, des capitales nationales et des notions cartographiques proches de l'environnement familier de l'écolier. Tout cela a bien changé depuis une trentaine d'années, lorsque les géographes se sont approprié l'étude de la relation de l'homme à l'espace, renouvelant le champ d'investigation d'une discipline désormais située au carrefour des sciences humaines et naturelles. Deux chercheurs de l'Université de Genève invitent à cette «pensée géographique pour penser géographique» dans un opuscule qui fait le tour des questions fondamentales auxquelles ils sont confrontés tous les jours: comment se localisent les hommes et leurs activités, en ville, en campagne, en brousse, etc.? Pourquoi s'y sont-ils implantés? Quelle tyrannie installe l'espace urbain? Quel est le pouvoir des cartes? Qu'impliquent la mondialisation et le cyberespace sur les représentations et les perceptions qu'on se fait des lieux physiques? Sur le mode de l'initiation, des pages roboratives, ouvertes sur le monde qui nous supporte.