Daft Punk ne sera plus. Dans une vidéo «Epilogue» publiée ce mardi sur YouTube, le duo iconique a annoncé sa séparation. Les images, extraites de leur film «Electroma» paru en 2006, longues d’environ huit minutes, mettent en scène le duo marchant au milieu d’un désert. Mais ils ne marchent plus du même pas et après quelques signes de tête évocateurs, ceux d’un renoncement, l’un finit par enclencher le système d’auto-destruction de l’autre, qui se pulvérise

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Une attachée de presse historique du duo a confirmé à le clap de fin du tandem formé en 1993 par Thomas Bangalter, 46 ans et Guy-Manuel de Homem-Christo, 47 ans. Pionniers de la «French Touch», eux qui étaient donc célèbres pour leur tube «One more time».

Dire que les rumeurs d’un nouvel album pullulaient cycliquement. Encore récemment, la twittosphère s’enflammait pour dire qu’ils pourraient faire une apparition à la mi-temps du Superbowl. Mais personne n’avait vu venir la fin.

Ambassadeurs de l’électro française

Le duo était depuis le tonitruant et abrasif «Homework» (1997), le plus grand ambassadeur de l’électro française. Un statut indéboulonnable solidifié avec trois autres opus au succès à chaque fois planétaire, «Discovery» (2001), «Human After All» (2005), «Random Access Memories» (2013) avec le tube planétaire «Get Lucky», ainsi que des performances scéniques marquantes.

Cela faisait quatorze ans que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, amis depuis le lycée, ne s’étaient plus produits en concerts, sinon pour de très rares apparitions lors de cérémonies télévisées.

Une absence, doublée d’une stratégie du silence médiatique adoptée dès leurs débuts – on ne connaît pas leurs visages, dissimulés sous un casque de robot –, qui suscite inévitablement attentes, fantasmes et envies.

Leur anonymat était d’ailleurs un running-gag du film «Eden» de Mia-Hansen Love. Alors que leurs disques sont diffusés partout, les deux jeunes hommes ne peuvent rentrer dans les soirées parisiennes où ils sont invités, car les physionomistes à l’entrée ne connaissent pas leurs traits.

Ces dernières années, le duo parisien aux six Grammys glanés aux Etats-Unis s’était contenté de collaborer avec le Canadien The Weeknd pour deux titres, «Starboy» et «I Feel It Coming», avant de produire le morceau «Overnight» du groupe australien Parcels.

En début d’année, une pépite avait ressurgi. Un «set» inédit venait d’être retrouvé 25 ans après, enregistré sur deux banales cassettes audio oubliées au fond d’une boîte à chaussures. Un petit bijou découvert par hasard, près d’Avignon.

A l’origine de cette trouvaille, Benoît Chow, 25 ans, était à peine né quand les pionniers de la French Touch se produisent ce samedi 18 novembre 1995, sur la scène du Privé, la discothèque que dirigeait alors son père, aux Angles (Gard), dans la banlieue de la cité des Papes.

Mais il avait entendu parler de cette époque: «Je savais que ces K7 existaient, car tout était enregistré, mais il nous reste très peu de ces archives», expliquait le jeune homme à l’AFP. «J’ai retrouvé un carton de cassettes que je connaissais et je me suis mis à regarder ce qu’il y avait vraiment dedans, et j’ai vu ces K7!» Un trésor qui n’en a que plus de valeur aujourd’hui.