Le procès à peine conclu des terroristes du 13 novembre 2015 est venu rappeler quelle profonde blessure la série d’attentats ont infligée aux consciences de ceux qui les ont vécus de près ou de loin. Une blessure que la justice et ses procédures ne parviendront sans doute pas à suturer. Il est d’autres moyens, plus immédiats, pour affronter le traumatisme, vers lesquels certains se sont tournés spontanément. La poésie est probablement le plus inattendu du lot, mais pas le moins efficace, comme le montre un livre à peine paru, signé de Guillaume Peureux, spécialiste reconnu de la poésie française.