Pour les uns, pas question d’y toucher. Pour d’autres, rien ne vaut de le bousculer. Depuis un siècle, Jean-Sébastien Bach se recrée constamment chez Wendy Carlos ou Glenn Gould, chez Jacques Loussier ou Bruce Brubaker. Au tour d’Arandel de le dynamiter. Mais avec respect. Adroit, élégant, le Lyonnais ignore le culte dont «J.S.B.» fait l’objet et gomme dans InBach, sixième album, la dimension sacrée d’une œuvre ramenée ici à hauteur d’homme. De trouvailles bizarres en paysages instables et joies enfantines, le DJ-musicien se réapproprie l’œuvre du maître en synthétiseurs et instruments rares, tombant enfin son masque.