Fonder et éditer une collection comme Les classiques slaves pendant presque cinquante ans était déjà unique. Sauver de l’oubli cette œuvre éditoriale en la revivifiant l’est tout autant. Fondateur des Editions L’Age d’Homme en 1966, Vladimir Dimitrijević, dit Dimitri, avait réuni, jusqu’à sa mort en 2011, le plus grand corpus de l’édition slave de l’édition francophone.

Les domaines étrangers de la maison lausannoise s’étaient enrichis, année après année, de titres traduits de l’allemand, du polonais, de l’italien et surtout du russe. Sans parler des auteurs tchèques ou espagnols. Plus de 600 titres, dont nombre de pépites et de chefs-d’œuvre, avaient ainsi rayonné dans la francophonie, avant de devenir introuvables, épuisés, inconnus des jeunes lecteurs. Tout ce pan du catalogue de L’Age d’Homme (comptabilisant plus de 4000 titres) était en déshérence.