Pour leur édition 2013, les Rencontres photographiques d’Arles, aux affiches d’ordinaire si chatoyantes, optent pour l’élégance du noir et blanc. Une ligne esthétique largement évincée par la couleur, mais qui perdure ou renaît ici et là. «Ceux qui ont connu l’époque de la suprématie des gris verront peut-être que la libération des genres permet un programme noir et blanc différent de ce qu’il aurait été il y a vingt ans. La réaction des jeunes générations qui n’ont pas connu ce prisme est intéressante», note le directeur François Hébel.

Au menu, du 1er juillet au 22 septembre, des anciens comme Jacques Henri Lartigue, Sergio Larrain ou Gilbert Garcin. Des jeunes talents comme Pieter Hugo ou Cristina de Middel – en couleur. Les traditionnels nominés du Prix découverte. Ou encore le résultat d’une grande enquête photographique en Afrique du Sud. Caroline Stevan