En 1980, en pleine guerre froide et une année avant de devenir le 40e président des Etats-Unis, Ronald Reagan évoquait dans une émission l’«Armageddon». La fin du monde semblait pour lui possible. Cette émission apparaît brièvement sur l’écran de télévision de la famille Graff, mais si James Gray a choisi d’intituler son huitième long métrage Armageddon Time, c’est moins pour des raisons géopolitiques que pour souligner les turbulences que va traverser le jeune Paul, 12 ans. Que l’on découvre dans la séquence d’ouverture dans une école publique du Queens, où il devient ami avec Jonathan, dans le collimateur du prof parce qu’il a redoublé et qu’il est Noir.