Arnaud Desplechin est ce qu’on appelle un habitué du Festival de Cannes. Frère et Sœur, sorti vendredi en parallèle à sa projection en compétition officielle, est son douzième long métrage de fiction, et le onzième à être présenté dans l’une des sections du festival. A une semaine de son retour sur la Croisette, c’est à Paris qu’on retrouvait le natif de Roubaix, cette ville qu’il sait si bien filmer. «Si je me suis habitué à Cannes, il y a une chose à laquelle je ne m’habituerai jamais, avoue-t-il. Ce sont les visages des acteurs lorsque la lumière se rallume après la projection. Que vont-ils penser du film? Ça me donne le trac, mais en même temps c’est ce que j’attends avec le plus de fièvre. J’ai 5 ans, je suis au bord de l’eau et le requin approche…»