La chronique de l’art

Art Basel, une foire en eaux troubles

L’écosystème du marché de l’art est complexe et – entre la vague venue de Chine et le fossé qui se creuse entre jeunes artistes et gros vendeurs – doit impérativement se réinventer

Tandis que le public devra encore patienter deux jours, la foire d’Art Basel ouvre ce matin ses portes aux heureux détenteurs d’une carte VIP. Après avoir rapidement visité la Biennale de Venise, nombreux seront les collectionneurs et autres heureux élus à fouler les allées de la Messe, terme allemand révélant les origines «sacrées» du phénomène des foires. Les accents asiatiques, et plus particulièrement le mandarin, résonneront fort dans les interminables et bruyants couloirs tapissés d’œuvres d’art. Ce syndrome sera d’autant plus marqué cette année puisque le Zurich Art Weekend, prologue zurichois au grand tour bâlois, s’est lié à son homonyme pékinois, le Beijing Art Weekend, afin de recevoir sur les bords de la Limmat l’intelligentsia culturelle de la capitale chinoise.

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