Elle s’appelle Franz. Comme Kafka, Liszt ou Schubert. Sauf que Franz est une énorme grenouille écroulée sur le dos, les pattes inférieures un peu obscènes, largement écartées, tandis qu’elle se tient le cœur avec ses membres supérieurs. Le batracien qui collapse, en résine et recouvert de feuilles d’or, est signé de l’artiste vaudois Denis Savary, chez qui le bestiaire est souvent étrange et fantastique. Tirée d’un panneau de la Renaissance peint par Bramante, la bestiole est l’une des œuvres présentées par la galeriste zurichoise Maria Bernheim à Artgenève, qui s’ouvre ce jeudi au public.