Vous l’avez peut-être observé de près, l’hiver dernier au musée du Louvre, lors de l’exposition Léonard de Vinci. La réflectographie infrarouge de la Vierge au dévidoir, dite aussi Madone Lansdowne, était signée Artmyn. Ce cliché, réalisé grâce à une lumière infrarouge, permet de discerner le dessin sous-jacent, les repentirs et hésitations ainsi que les ajouts de la main de l’artiste. Fondée en 2006, la start-up Artmyn, dont le siège social est à Lausanne, s’est fait une spécialité de la numérisation des œuvres d’art. Ses effectifs ont triplé en l’espace de trois ans.

Ses clients sont des institutions comme le Louvre et le Musée Soulages en France, ou, en Suisse, le Mamco, l’Elysée et le Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne encore. Elle travaille également avec des commissaires-priseurs, des galeristes mais aussi des assureurs. Artmyn fait partie de ces sociétés dont l’activité devrait être boostée par la reprise des activités économiques suite au coup d’arrêt imposé par la pandémie du Covid-19.