Un duplex en grande banlieue, aussi loin que possible de l’hyper-centre, meublé comme s’il n’était que de passage. Il est ici chez lui, mais pas sûr qu’il ait développé un grand lien affectif avec l’endroit. Comme tout bon local né à la campagne, Asgeir a du mal avec l’effervescence – certes toute relative – de la capitale islandaise. Il a grandi dans le nord, à Laugarbakki, à lancer son javelot sur la plage (il détient toujours le record junior du pays), méditer en plein silence et gommer toute forme de contrainte.