Après un film en France (Le Passé, 2013) et un film en Espagne (Everybody Knows, 2018), entrecoupé d’un retour en Iran pas totalement convaincant (Le Client, 2016), Asghar Farhadi retrouve enfin l’inspiration. Alors que ses précédentes réalisations l’avaient vu se frotter à des tonalités mélodramatiques qui ne lui convenaient guère, il renoue avec une certaine sécheresse, loin des embarrassantes séquences censées faire local dans son film espagnol, comme un mariage festif plein de vin et de flamenco qui frôlait le ridicule.