Un soir de l’hiver 2006, Nao accepte de narrer à la professeure Anvita Abbi, linguiste spécialisée dans les langues tribales de l’Inde, un conte de son enfance. Après la pêche et la sieste, Nao la rejoint dans la cahute insalubre qu’elle est venue occuper dans la petite île de Strait Island, aux confins de l’archipel d’Andaman-et-Nicobar. Longue de 4 km et avec seulement huit maisons, l’île est le refuge des 54 derniers Grands Andamanais, tribu qui a traversé des dizaines de milliers d’années pour échouer au XXIe siècle avec la perspective de ne pas y survivre.