Décrocher un actionnaire mondain et exotique dans l’horlogerie, cela peut être glamour. Mais parfois cela peut devenir compliqué, aussi. Le groupe genevois de Grisogono est en train d’en faire l’amère expérience. Alors que le groupe étatique angolais Sodiam détenait 75% du joaillier romand par le biais de Victoria Holding Limited (contrôlé par Isabel dos Santos, fille de l’ancien président de l’Angola) afin d’en faire un partenaire privilégié pour l’écoulement des diamants angolais, un important changement politique vient de tout remettre en question. Nouveau gouvernement, nouveaux décideurs, Sodiam a décidé de lâcher la manufacture basée à Plan-les-Ouates et de revendre les actions. Mais à qui, pour quel montant et dans quelles perspectives?

Selon la marque, «il n’y aura aucun effet sur le groupe et son retrait n’aura aucun impact, à court ou à long terme. De plus, de Grisogono utilise des diamants et pierres précieuses provenant du monde entier.» Reste à savoir qui voudra reprendre les parts cédées, peu de repreneurs semblant intéressés selon les observateurs.