Il n’a pas mis de foulard ni de t-shirt flashy. Tenue sobre, sans cravate, veste en laine chinée noir et blanc, chemise et pull: Aviel Cahn accueille dans les murs du Grand Théâtre en directeur plutôt classique. Un détail quand même: les pantalons en coton ciré noir signalent ses 45 ans énergiques et son style décontracté.

Depuis l’ouverture en septembre de sa première saison dans l’institution rénovée, trois mois ont passé avec une production pour chacun. Trois lyriques. Une chorégraphique. Ces presque cent jours ont permis au nouveau venu de se faire une idée de la ville, du public et des réalités artistique, politique et économique d’une cité dont il apprend à découvrir le fonctionnement et particularités.