Le Temps: Quelle identité défendez-vous pour le club à venir?

Patrick David: Je le vois comme une plate-forme. Dans notre expérience du Cargo, nous nous sommes aperçus que le public était sensible à une programmation très large, qui va du rock au hip-hop et à l'électronique. Nous voulons faire une photographie de la scène urbaine d'aujourd'hui. Il faut aussi que ce club soit un lieu de vie, que les gens y viennent parce qu'ils s'y sentent bien et qu'ils y trouvent plus que de la musique. Par exemple, des événements.

– Quels sont vos atouts?

– Pour l'Expo, nous avons réalisé exactement le travail que ce nouveau club requiert. Je mène une équipe (ndlr: au travers de sa société Angus) qui connaît à la fois les enjeux techniques mais aussi les données artistiques pour le développement d'une salle. Je crois que la personne qui sera désignée pour la gestion de ce club doit maîtriser également les aspects de logistique. Cela fait partie du concept général. De plus, je suis très bien intégré dans la scène locale. J'ai travaillé ou travaille encore en tant qu'agent avec Erik Truffaz, Shakedown ou Favez. Même si le contexte du Cargo était particulier, puisque nous étions en grande partie financés par l'Expo, mon équipe possède des compétences que personne n'a pour la conception d'une salle.

– Le modèle de la Dolce Vita a-t-il vécu?

– Quand j'y ai travaillé, nous étions tous rebelles. Depuis quelques années, tout s'est professionnalisé. Les exigences des groupes se sont accrues. On ne peut plus s'improviser gérant de club.