C’est une escapade entre Satigny et La Plaine, le long du Nant d’Avril, avec le Rhône en filigrane. Neuf kilomètres et 2h30 de marche, de détours, de tangentes, d’arrêts. Randonnée qui n’a, en apparence, rien d’exceptionnel. Sauf qu’elle se fait avec en main une carte un brin singulière ainsi qu’un jeu de photographies, tous deux nommés Peney. Commençons par la carte. Qui annonce poétiquement qu’elle nous fera passer par «du fouillis touffu de sous-bois, à l’horizon ouvert d’une crête effilée et inattendue.» Qui poursuit plus rudement: on est en pleine campagne et pourtant la ville et son industrie «grignotent la verdure, y brûlent leurs rebuts aux Cheneviers.»