Installée en plein centre de la ville de Bâle, aux frontières de la France et de l'Allemagne, la Literaturhaus Basel jouit d'une situation géographique parfaite pour stimuler les échanges linguistiques. C'est le message qu'a voulu réaffirmer vendredi sa directrice, Magrit Manz, en présentant sa première saison. Inaugurée le 7 avril dernier, la Literaturhaus Basel a vu le jour grâce à l'engagement de la Fondation Christoph-Merian (lire le Samedi Culturel du 1er avril 2000). L'incontournable institution bâloise a offert 1,7 million de francs afin de lancer le projet d'une maison de la littérature et d'en assurer le fonctionnement pour quatre ans. «Depuis son ouverture, 79 artistes ont déjà lu, chanté ou joué à la Literaturhaus», a déclaré Magrit Manz, fidèle à son désir de créer un dialogue entre les arts.

Depuis dimanche et jusqu'au 15 novembre, la Literaturhaus accueille la roumaine Herta Müller en tant que «writer in residence» (écrivain résidente). Elle sera remplacée en mars 2001 par la Hongroise Teresia Mora. En juin, ce sera au tour de Yoko Tawada, écrivain japonaise, d'occuper l'appartement de la Gerbergasse. Le programme des deux prochains mois comprend notamment un débat autour de la littérature suisse, avec la Guadeloupéenne Gisèle Pineau, le 7 septembre à 20 heures, ainsi que deux soirées de collaboration avec le Fotomuseum de Winterthour, autour de l'exposition «Hybrid», les 13 septembre et 31 octobre, également à 20 heures.

Literaturhaus Basel, Gerbergasse 30, rens. 061/2612950, «Poesie-Telephon», 061/2612954, site Internet: www.literaturhaus-basel.ch.