Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Le groupe Balthazar.
© DR

Paléo

Balthazar, les amoureux nonchalants de la musique.

Propre mais puissant, le quintet privilégie la sobriété mais ne lésine pas sur l’intensité

Cinq silhouettes minces et effilées montent sur scène. Sur un simple fond noir se détachent les lettres blanches composant le nom du groupe: Balthazar. Sobriété du décor, de l’arrivée, du placement des membres – simplement alignés. «Nous sommes Balthazar», déclare laconiquement un grand blondinet à la voix grave et nonchalante.

La musique est à l’image du décor: un rock pur, chic, propre mais puissant. Savamment dosé. Comme sur les albums, violon, guitares, basse, batterie se distinguent nettement pour créer une atmosphère intimiste – la signature du groupe. Mais la scène leur donne une autre dimension.

«The Oldest of Sister», «Sinking Ship» se teintent d’un son plus sombre, d’une violence contrôlée… Si l’on reconnaît chaque morceau, le groupe y apporte des variations qui les font sonner d’une nouvelle manière.

Les voix lasses des deux chanteurs sonnent toujours comme s’ils chantaient à contrecœur, les rythmes restent sobres et efficaces. Mais les guitares sont plus lourdes, le violon plus vibrant. Leur musique prend plus de corps.

Balthazar délivre ses morceaux sans adage, sans aucune prétention. Et c’est bon. Le plaisir qu’ils ressentent est visible, le lien fort et muet qu’ils partagent aussi. Pas un mot en trop n’est adressé au public. Juste ce qu’il faut pour lui signifier que oui, ils jouent bien pour lui. Juste ce qu’il faut pour le laisser se perdre avec délices le temps d’une chanson.

Annonce du dernier morceau. Les cinq silhouettes se rassemblent autour de la batterie. Tous adoptent la même posture – même la violoniste – l’instrument pressé contre leur ventre, manche à la main, tête baissée. Ils font tirer le morceau en longueur, et le son reste quelques instants en suspend après leur départ. Ils sont partis comme ils sont venus: simples, polis et élégants.


Nos derniers articles sur Paléo:

Publicité
Publicité

La dernière vidéo culture

Le performeur Yann Marussich se fait imprimer Le Temps sur le corps

Un soir à la rédaction du Temps. La salle de réunion est transformée en labo photo géant éclairé de rouge. Au milieu de la pièce, l'artiste Yann Marussich, rendu photosensible. Sur son corps nu se développent des titres du «Temps». 60 spectateurs assistent à l'expérience qui dure 45 minutes.

Le performeur Yann Marussich se fait imprimer Le Temps sur le corps

n/a
© Arnaud Mathier/Le Temps