«La distribution est morte, longue vie à la distribution!» – de productions audiovisuelles. Ainsi commence une synthèse analytique publiée par le MIPTV, le principal marché des films et séries pour petits écrans, qui aurait dû se dérouler à Cannes ces jours. Les experts du cabinet Ampere Analysis croquent brièvement le tableau du marché en cette période de triomphe des séries. On ne sera pas surpris d’apprendre que la pandémie, avec l’enfermement des populations qu’elle a provoqué, «a accéléré le changement» qui s’était déjà amorcé auparavant. On le constate au fil des mois avec le défilé des bilans toujours explosifs à propos du nombre d’abonnés à Netflix ou Disney + – Amazon reste, elle, discrète s’agissant de Prime.

Une croissance déjà amorcée

La consommation de divertissements sur écrans a bondi, c’est évident. Mais les analystes ont raison de souligner que le mouvement avait été amorcé bien avant, disons au début des années 2010, avec l’offensive mondiale des services de vidéo en ligne, à commencer par Netflix.