La Bâtie ne déroge pas à sa tradition avant-gardiste. Danse, théâtre, musique, dans chacun de ces trois domaines des découvertes seront à faire. Une quinzaine de créations figurent au menu de la manifestation. Certains artistes se produiront pour la première fois en Suisse, ont précisé mercredi les organisateurs.

Le cinéma sera le fil rouge de l’édition à venir. Le 7e art est souvent une source d’inspiration pour les arts de la scène et les responsables du festival ont voulu montrer ce mariage. Les New Yorkais de Nature Theater of Oklahoma revisiteront par exemple le premier volet de «Rambo».

Le plasticien vidéaste français Pierrick Sorin sera l’invité spécial du festival. Une trentaine d’œuvres de cet adepte de l’autofilmage seront présentées. Genève n’avait jamais accueilli une si importante rétrospective de l’artiste, apprécié pour son anticonformisme.

L’actualité et les faits historiques constitueront l’autre thématique de la Bâtie. Cette édition verra notamment la peur de l’Islam mise en performance, la fin de la Deuxième Guerre mondiale réinventée, une exploration des bas-fonds de la finance et la guerre en Irak vue des deux côtés de l’Atlantique.

Une mini Bâtie sera proposée aux enfants, avec plusieurs spectacles et animations qui leur seront destinés. Par ailleurs, le festival se dotera cette année de deux lieux centraux au lieu d’un. L’un sera comme d’habitude le Manitoba, au Palladium, l’autre, un restaurant appelé le Tampopo, occupera la salle du Faubourg.