Bilan

La Bâtie est sortie du cadre avec succès

Salles bouleversées, nuits glacées en plein air, danseurs dans la ville: le grand festival de la rentrée genevoise a offert une sacrée quinzaine

Le coup était gonflé. Commencer par l’apothéose, c’était risquer que les quelque 50 spectacles et concerts à venir paraissent tièdes. Dans la nuit du 29 août, au milieu d’une foule bouleversée – quelque 500 spectateurs debout –, on se disait qu’il serait difficile de retrouver pendant la quinzaine une telle émotion collective.

De quel transport parle-t-on? De Tous des oiseaux, spectacle magistral de Wajdi Mouawad, qui a électrisé, trois soirs de suite, en ouverture de La Bâtie-Festival de Genève, le public genevois. L’intensité de comédiens jouant en anglais, en arabe et en hébreu, la puissance dramatique du texte, tout a contribué à transformer La Cuisine, salle provisoire du Théâtre de Carouge, en chaudron.