Légers, joyeux, irrévérencieux, A Hard Day’s Night (1964) et Help (1965) marquent la rencontre du Free Cinema anglais et de la Beatlemania. Let It Be (1970) documente une session de studio et la fin du groupe. Dans Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band (1978), Peter Frampton et les Bee Gees enfilent les vestes à brandebourgs du Sergent Poivre pour une relecture disco du catalogue Lennon-McCartney. Across the Universe (2007), une aimable kitscherie revisitant les 60’s à travers les titres du plus grand groupe de tous les temps. Sinon les arbres chevelus du Lorax, les jardins sucrés de Charlie et la chocolaterie doivent forcément quelque chose aux cieux marmelade chantés par Lennon. Des résurgences de surréalisme lennonien peuvent même être observées dans Pepperminta, la pochade arty de Pipilotti Rist, dont les héros tombent au lac à bord d’un container aussi jaune que le fameux submersible de Liverpool…