Ce matin de février, le ciel de Lavigny est agité de turbulences britanniques. Ont-elles suivi Ben Okri, arrivé la veille de Londres pour assister à la première mondiale de Madame Sosostris, la femme la plus sage d’Europe? Maintenant, l’auteur prend le petit déjeuner en famille dans le château de la Fondation Ledig-Rowohlt. En 2016, il avait travaillé à cette pièce au cours d’une résidence d’écriture. Le voilà de retour, mais cette fois une minuscule enfant trottine dans les couloirs vides. Trois ans, âge magique: «Pourquoi grandissons-nous?» soupire son père. «Ce séjour a été un moment important pour moi, dans ce paysage merveilleux.»

Sophie Kandaouroff, qui veille sur les auteurs invités, a mis en scène Madame Sosostris au Pulloff Théâtres. «Elle a accompli un travail fantastique. Faire vivre la complexité de la pièce dans un si petit espace, tout en respectant ce que j’ai écrit, c’est une performance. Sophie a su donner à la fête son scintillement et son mystère profond.»