L’Ours d’or de la 60e Berlinale a été décerné samedi au film turc «Miel», portrait d’un enfant initié aux mystères de la nature par un père apiculteur, réalisé par Semih Kaplanoglu, 46 ans.

«Je suis sûr que Roman sera très heureux», a affirmé le producteur de Polanski, Alain Sarde, en recevant le prix à la place du cinéaste âgé de 76 ans, assigné à résidence en Suisse. «Je déplore qu’il ne soit pas avec nous ce soir, mais il m’avait dit qu’il ne viendrait pas de toute façon, car la dernière fois qu’il est allé à un festival, il s’est retrouvé en prison», a-t-il ironisé.

Roman Polanski a été arrêté le 26 septembre, à son arrivée à l’aéroport de Zurich alors qu’il se rendait au festival de cinéma de la ville, sur mandat de la justice américaine qui le recherche pour des «relations sexuelles illégales» avec une mineure en 1977.

Il est depuis assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, en attente d’une éventuelle extradition vers les Etats-Unis.

L’auteur de «Chinatown» et «Rosemary’s baby» a été primé pour son thriller «The ghost writer» tiré d’un roman de Robert Harris, où Ewan McGregor campe le «nègre» littéraire d’un ex-Premier ministre britannique inspiré par Tony Blair et interprété par Pierce Brosnan.

Les autres Ours

La comédienne japonaise Shinobu Terajima, 37 ans, a remporté l’Ours d’argent de la meilleure actrice pour son rôle d’épouse martyre d’un soldat atrocement mutilé dans «Caterpillar» de Koji Wakamatsu.

De son côté le tandem russe formé par Grigori Dobrygin, 23 ans et Serguei Pouskepalis, 43 ans, ont remporté ex-aequo l’Ours d’argent du meilleur acteur dans «How I ended this summer», un thriller arctique d’Alexei Popogrebsky.